le blog de Livio

15 février, 2006

L'homme moderne

Un soir de semaine, la caisse rapide du Monoprix situé à proximité du centre d'affaires de la Défense. 19h30, la sortie du bureau est à son comble pour le quartier et les business workers doivent rapidement garnir leur réfrigérateur désespérément vide. Le magasin déborde de foule, et les curiosités m'amènent à la caisse rapide.

Un vrai phénomène : sur la file, que des hommes, et hormis les quelques romankitsch venus chercher une rose pour leur dulcinée (St Valentin oblige) on trouve dans les paniers de ces messieurs toujours les mêmes articles. Sur le tapis sont regoupés à répétition des yaourts gourmands, du pain, quelques bières et parfois un autre ersatz d'aliment. Je ne parle pas d'un cas anecdotique d'un ou deux individus mais bien d'un schéma répété en fanfare à cette heure de la journée.

Voilà donc le repas de ces travailleurs acharnés. Maintenant que les mecs ont pléthore de magazines qui leur sont réservés, des produits cosmétiques etc. il ne reste plus qu'un kit alimentaire livré à domicile pour faire fortune !
Le moral dans les baskets

Les premières semaines de 2006 ont eu un effet boeuf sur mes collègues dévoués. Voilà un moment (qui est loin de justifier mon silence) que j'écoute avec attention leurs sujets de conversation pendant le déjeuner ou la pause café pour faciliter mon intégration.

Malheureusement je reste spectacteur béat devant le pessimisme qui s'est installé. La grippe aviaire, la fin du monde, les licenciements, la dictature de G. W. Bush, les accidents d'avion, les drames familiaux...
Sans être naïf au point de croire que nous habitons au pays des bisounours, je comprends le business des antidépresseurs dont on pourrait trouver un vrai trafic souterrain dans les couloirs sombres des entreprises. La météo hivernale faisant, le parisien est un défaitiste paranoïaque...

Seule percée des rayons de soleil dans ce brouillard quand le thème de l'immobilier est abordé. C'est pendant mon enquête le seul sujet à l'origine d'une épizootie de sourires bien éphémères. Les acquisitions, la defiscalisation, les indicateurs de la location, les travaux de rénovation : sur le sujet moi je nage en pleine science fiction !

Attendons donc le printemps porteur d'espoir et de mouvements d'oiseaux migrateurs mutants décidés à nous faire vivre la pire crise économique de notre Histoire !

27 janvier, 2006

Putéolien engagé !

Malgré le froid polaire qui pique les doigts et nous fait rêver de feux de cheminées à la montagne, certains ne lâchent pas de lest. C'est par hasard lors d'une de mes errances sur la toile que j'ai atterri sur le site de Christophe Grebert, fondateur et animateur du blog Monputeaux.com
Puteaux, ville de la banlieue ouest proche de Paris est une mairie riche et privilégiée du fait que la zone d'activité de La Défense soit située en grande partie sur son territoire. Puteaux se veut une ville de standing qui construit des "palais" à profusion et à qui l'émission "combien ça coûte" pourrait dédier une émission complète. La vie politique de la ville tient parfois presque du gag puisqu'une seule famille en est à la tête depuis de nombreuses années, laissant éclater scandales et règlements de comptes dignes des plus mauvais soap operas.

Sur son blog, Christophe Grébert est engagé : il ne manque pas de piquant quant aux orientations sociales (faiblardes) putéoliennes si bien qu'il est entré dans le colimateur de la municipalité. Attaqué pour diffamation, son procès débutera le 3 février prochain. En tant que visiteur régulier du site mis en cause, je regrette que son action pour participer à la construction d'une ville où il fait bon vivre soit interprétée de cette manière. Le ton est sec mais son analyse est construite et aboutie, à se demander si c'est pas le monde à l'envers que cette distinction citoyenne soit un crime !
Six pieds... à creuser!

De façon moins anecdotique qu'à mon habitude, je voudrais recommander (et même davantage mais les mots me manquent) la série "Six feet under". Six feet, c'est cinq saisons de scénarios et de personnages savamment travaillés, un humour cinglant et une créativité qui ne s'est pas essoufflée.

Dans un univers funéraire qui constitue le coeur de l'histoire, une famille confronte ses névroses et les personnalités affirmés de ses membres sur une toile de fond humoristique, cynique et parfois dramatique. Son réalisateur, Alan Ball (à qui on doit également "American Beauty") propose donc un schéma hors norme laissant libre cours à ses fantasmes et à son imagination.

Le casting est lui aussi irréprochable. Frances Conroy (Ruth) en est l'illustration la plus aboutie, mère de famille pleine de contradiction et de rêves inachevés.

Un régal.

20 janvier, 2006

Doux songes

L'onirisme m'a toujours passionné : c'est pour moi l'expression la plus extrême de l'imagination, une source intarissable d'idées farfelues. Je me régale du moment de la journée où le rêve de la nuit précédente me revient en un éclair, me rappelant un plat de spaghettis d'émotions et d'images.

Généralement, les thématiques sont cycliques. J'ai mis mes délires nombrilistes de gloire dans un album en sépia et j'ai enchaîné deux nuitées sur des sujets animaliers. Pourtant mes horaires de coucher ne m'ont pas permis de suivre "Les lions du seren gueti" ou témoignages de chasse depuis longtemps.

J'ai commencé mercredi par l'élevage d'une fourmi dans un vivarium. Manquant cruellement de temps pour partager équitablement mon amour à une fourimilère entière, j'avais subconsciemment décidé de me dédier corps et âme à l'une d'entre elle. Chaque jour son repas se donnait grâce à un compte goutte que j'avais du sortir du chapeau. Les échanges animées avec l'insecte ne m'ont pas laissé davatange de souvenirs impérissables...
La nuit suivante, j'ai visité une étrange animalerie où la liste des occupants n'est visible que sur de grandes images panoramiques, sur les mêmes présentoirs que ceux des affiches de cinéma sur charnière. Une fois l'animal choisi (en l'occurence une gerboise couleur sable) un étrange mécanisme électronique transforme des boulettes de viandes (les mêmes quà la cafétaria) en un petit mammifère. A mon grand regret, j'ai confondu les copeau de bois servant de litière à mon rongeur avec son repas du soir, incitant l'animal à dévorer la totalité dans une voracité qui lui détruit l'estomac.

Ce soir, peut être qu'un écureuil à deux têtes viendra me réclamer des cacahuètes.

16 janvier, 2006

L'expérience interdite

Il faut faire preuve d'esprit d'aventure et de goût du risque : prendre les transports parisiens chaque matin et se faire incendier par une mamie qui s'obstine à voyager aux heures d'affluence, régler une altercation avec les agents RATP qui trouvent "inadmissible" que d'insérer son badge professionnel dans l'étui réservé au badge de transport, ou écouter le discours ininterrompu de la vendeuse de carte de voeux entre Auber et Opera qui nous harcèle chaque matin depuis un mois (surtout quand les tapis roulant sont en panne) ...

J'ai l'impression que je parle toujours de mes aventures dans les transports publics mais pour une fois je me retiendrai. J'ai cherché l'aventure autre part... Après une préchauffe samedi à IKEA un premier week end de soldes, à la recherche du canapé bradé inexistant parmi la foule en délire, j'ai décidé dimanche de mettre le cap vers Troyes avec des amis pour les affaires des magasins d'usines.

Premier constat, on est toujours en premier week end de soldes donc par pur masochisme j'ai enchaîné deux journées effrénées au cours d'un marathon acheteur de 48h.
Deuxio, on s'est quand même roulé 400 bornes aller retour pour ne se taper sur place que des parisiens aussi bêtes que nous. Bah oui tous ces imbéciles se sont en plus donnés rendez vous sur l'A6 vers 20h.
Ensuite, il y a le fait d'aller à Troyes, dans l'Aube !! On aurait pu choisir une destination plus exotique, voir la mer, mais non on a choisi un trou dont le centre a une forme de bouchon de champagne.
Enfin on a déambulé de l'ouverture à la fermeture dans cette frénésie, où l'on ne trouve qu'un ersatz de ce que font les marques représentées. Oui Kenzo et Ralph Lauren ont aussi fait des chemises horribles et invendables quel que soit le logo apposé dessus. On peut être tenté de prendre deux tailles trop petit ou trop grand histoire de faire une affaire. Ou trouver un superbe jean soldé à -50% qui reste au final à plus de 150 euros alors qu'en règle général on aurait pas dépensé plus de 40 euros pour ce stupide morceau d'étoffe.

Tout ça pour dire que malgré tout je suis pas un imbécile, non. J'ai fait ce voyage initiatique dans une perspective de découverte sociologique uniquement et dans un intérêt pédagogique.
Même si je me suis délesté de 180 euros ! (hum!)

12 janvier, 2006

L'étrange fantôme du canal St Martin

Il existe une force paranormale qui sème la terreur sur le Xème arrondissement de Paris. Une entité méconnue qui aurait fait le bonheur de Jacques Pradel dans son émission Mystères.
Ce matin je suis arrivé, après une nuit de sommeil profond, ouvrant les différents sas de mon entreprise avec mon badge magique que j'ai groupé dans la pochette de mon pass Navigo.

Après avoir ouvert l'accès à mon étage, j'ai parcouru quelques mètres jusqu'à mon bureau. J'ai été salué mes collègues du bureau voisin. A mon retour, après une crise nevrotique de rangement j'ai voulu localiser les dits-badges mais en cinq minutes, les sésames avaient disparus. A partir de là se sont engagés des recherches effrénées, armés de lampe torche et de scanners à ultrasons mon collègue et moi avons retourné le bureau, ma veste ma sacoche, l'étage...
Mais RIEN!

Le fantôme du canal St Martin a donc trouvé refuges dans nos vetustes bâtiments, alors qu'à côté on trouve des lofts rénovés de 200m².

To be continued (favorablement j'espère !)

11 janvier, 2006

Nouvelle émeute

Ce matin l'heure est grave. Etoffes déchirées en lambeaux sur la chaussée. Touffes de cheveux arrachés baignant dans le caniveau du boulevard Haussmann. Des cris, des pleurs, des agents de sécurité intérimaires par dizaine.
Tout le monde ne parle que de ça depuis ce matin, la nouvelle a fait l'effet d'une bombe. De nombreux attroupements sont déjà reportés surs les Grands Boulevards, autour des Halles et de Montparnasse. Certains collègues ont même pris leur journée. Ce soir, j'en suis sûr, d'autres ne feront pas de vieux os.

Toute la nuit, les commerces sont restés ouverts se préparant à l'émeute. 11 janvier 2006 : les soldes ont commencé...

10 janvier, 2006

Le monde est petit !

Ce matin j'attendais patiemment une rame de la ligne 7 pour me conduire vers les sentiers du travail comme 5 fois chaque semaine, plongé dans un Live de Garbage et dans un étrange roman japonais. En surveillant l'échéance de mon voyage sur les panneaux lumineux, j'ai croisé le regard familier d'une jeune fille sans pouvoir immédiatement remettre son visage.
La pauvre demoiselle, qui vraisemblablement a remarqué mes yeux trainant dans la station mais sans signe de reconnaissance m'a jeté ce regard froid qu'on trouve souvent dans les couloirs parisiens.
Après une séance d'auto-hypnose express, et régression dans les cinq dernières années, je me suis souvenu : j'ai rencontré cette fille à 10000 km de paname, alors que je résidais temporairement à la Réunion. On ne s'est vu qu'une journée autour des eaux glacées du cirque de Salazie (pour les connaisseurs), une amie d'amis qui nous avait rejoint lors d'un pique nique dominical au grand air. Elle m'a marqué par sa riche expérience pour son jeune âge et c'est pourquoi je n'avais pas oublié son visage : professeur à mi temps annualisé, elle vit modestement pendant une moitié d'année et parcourt le monde les 6 autres mois. Parmi les destinations retenues, elle a déjà traversée la Cordilière des Andes à dos d'âne et de lama, baroudé dans le Triangle d'Or, et médité sur les pistes de Madagascar.

Avant mon amerissage sur les quais du canal St Martin, je l'ai finalement interpellé, me présentant maladroitement mais transformant ses yeux froids en sourire. Je ne m'étais pas trompé effectivement, même si je ne connais toujours pas son prénom.
Sur le point de débuter la "bonne" moitié de son année, mon inconnue était en transit dans la capitale avant de s'envoler samedi vers le Brésil ou de nouvelles aventures l'attendent.

Bon voyage et qui sait, nous nous recroiseront peut-être une caïpirinha à la main à Rio !

05 janvier, 2006

Avoir la classe (ou pas)...

J'ai essayé d'établir une liste d'éléments non exhaustifs qui contribuent à augmenter le capital classe. Je me suis efforcé de pouvoir remplir chacun des items (dans la stricte vérité objective).

1/ Avoir un compte en Suisse ou aux iles Caïman. J'ai un compte sur le territoire helvétique avec la somme de 0,78 CHF dessus, soit environ 50 cents d'euros.

2/ Préférer gagner à euromillions qu'à Tac o Tac TV (beh oui si je meurs demain je m'en fous de gagner 3000 euros par mois à vie)

3/ Avoir déjà fait bloquer sa rue par une équipe de CRS ou de pompiers. Enfin ça m'est arrivé la semaine dernière où les pompiers de Paris ont coupé totalement la circulation de ma rue avec la grande échelle pour pouvoir venir donner des coups de hache à ma fenêtre de cuisine.

4/ Avoir déjà fait ses courses par internet. J'admets je l'ai jamais fait mais c'est en projet !

5/ Avoir un mot anglais dans sa fonction professionnelle. Je suis passé de product manager à project manager, et il faut voir les heures de glande que je manage !

6/ Connaître un people. J'ai déjà pris l'apéro avec Patxi de la Star Ac'. Sinon ma cousine présente la météo sur France 3.

7/ Etre abonné à un musée. Ouf j'ai le pass du centre Pompidou !

à suivre !

29 décembre, 2005

Le tabac c'est tabou!

Il y a quelques semaines, un projet de loi à l'Assemblée prévoyait de mettre fin au aggressions nasales des fumeurs dans les lieux publics... et depuis pas de nouvelles. Je suis moi-même fumeur socialement mais conscient du fléau qui est de concilier vie nocturne et atmosphère saine. Le plus irritant est de sortir boire un verre à peine une heure et de terminer soi même nuisible(cheveux, vêtements), ces effluves n'étant pas particulièrement sexy. Au delà de ça, la loi Evin n'est pas respectée sur mon lieu de travail et les relents de tabac constituent un lot quotidien.
Alors j'admets, je ne me retiens pas de fumer lorsque je sors puisque la tentation est permanente et je pense que suivre l'exemple européen quant aux tendances restrictives par rapport au tabagisme dans les lieux publics serait un bien pour tout le monde (voilà c'est dit!).

Par ailleurs, j'ai suivi la campagne de prévention de Tabac Info Service avec attention sur des sites à fort trafic. L'association propose un coach virtuel aux inscrits qui accompagne le fumeur au quotidien dans son combat vers une meilleure hygiène de vie. Vous imaginez bien que je me suis empressé de m'inscrire et qu'à présent Bob (c'est son nom) m'envoie chaque jour un mail pur me soutenir et illuminer ma vie de maximes toutes plus subtiles les unes que les autres :
"La motivation est le moteur de l'arrêt" ou "Dans l'arrêt du tabac, il n'y a pas d'échec, il n'y a que des succès différés !". Je crois que je vais vraiment devenir pote avec lui :)
L'effet Da Vinci Code

Maintenant que j'ai quotidiennement 1H30 (aller et retour) de transport pour aller travailler, je suis redevenu un lecteur assidu, activité que j'avais délaissé depuis quelque temps. Je me suis lancé dans la bibliographie de Bret Easton Ellis (que je ne peux que conseiller) et me délecte en ce moment de Glamorama, un de ses derniers opus captivant édité en poche. J'ai remarqué pendant mes voyages le nombre incalculable d'usagers séduits par le succès du Da Vinci Code. A croire que Dan Brown fait une sérieuse concurrence aux journaux gratuits!
J'ai aussi lu cet ouvrage, ne serait ce que pour conserver une vie sociale lorsqu'il s'agit de débat culturel. En effet, beaucoup de gens admettent lire peu "à part le Da Vinci Code et Harry Potter", aussi je me suis adapté pour conserver une vie sociale appropriée.

Le Da Vinci code n'est pas un mauvais roman, loin de là. Je suis surtout surpris du phénomène de société qui l'a accompagné : on trouve désormais dans les grandes librairies des présentoirs exclusifs sur le décryptage du roman, les vérités et fausses vérités, ainsi que sur la vie secrète de Léonard de Vinci. Les pyramides du Louvres sont également devenus de véritables lieux de pélerinage. J'ai entendu plusieurs aventuriers, lors d'un passage dans le centre commercial du Carrousel, à la recherche du Graal perdu et dans l'espoir d'une appartion divine lors de leur arrivée dans le hall du musée. Même la cathédrale Saint Sulpice est redevenue à la mode alors qu'elle est un des batiments les plus moches de Paris.

Il me tarde désormais de voir l'adaptation cinématographique sortir, et entendre des millions de spectateurs crier au scandale de la lamentable mise en bobine prévisible. Mais bon, personne ne se lasse du sourire niaiseux d'Amélie Poulain, Ron Howard a tout compris !

21 décembre, 2005

Nouvelle expérience de la politique (NExP) Un programme politique novateur autour de 3 axes au contenu bientôt dévoilé !

20 décembre, 2005

Campagne présidentielle lancée!

Voila deux jours que je rêve que je gagne la Star Academy. Ce rêve récurrent, probablement l'illustration d'une soif incompressible de popularité et de gloire s'est achevé au réveil ce matin quand mon téléphone a braillé. Malgré mes tentatives quotidiennes de chant et fredonnage au bureau, dans le métro, dans la douche (...) qui n'ont réussit qu'à me faire passer pour un étrange freak dans la faune parisienne, et mes entraînements assidus sur Singstar (sur PS2), j'ai du admettre que mes qualités vocales n'étaient pas à la hauteur du succès escompté.
Souffrant également d'une hernie discale depuis 18 mois, je doute de pouvoir me contraindre aux gesticulations de Kamel Ouali sans finir tétraplégique. Ooohh songe innateignable !

Finalement dimanche après midi, je me suis surpris de voir une pub longue d'au moins 3 minutes sur l'UMP et la politique de notre ministre de l'Interieur. Un vrai déballage interminable, aux photos mielleuses et au montage merdique. Navré de la représentation politique en France, j'ai commencé à sentir une montée de stress lorsque je me suis dit qu'en 2007 il faudrait trancher pour un seul. J'ai décidé alors de commencer une liste de personnalités susceptibles d'avoir le charisme nécessaire à cettre grande tache d'administration et de gouvernement de notre splendide contrée...

Hélène Ségara? Nan trop brillante
L'abbé Pierre? Euhh j'crois qu'il est mort
Jacques Pradel? Perdu de vue!
Amélie Mauresmo? Trop inconstante
Polnareff ? Trop chevelu
Caroline Elpopone? Trop à l'arrach'
...

Mais diantre, je ferai moi-même un excellent candidat ! Il me manque les cheveux poivre et sel et 500 signatures. Ma candidature sera vierge de toute empreinte politique mais je saurai rassembler la majorité ! Support me !

19 décembre, 2005

Bruxelles (sous le soleil exactement)

Je reviens tout juste d'un week end à Bruxelles après déjà plusieurs visites dans la capitale belge. Son marché de Noël, sa météo exceptionnelle mais surtout ses automobilistes déjantés (à croire qu'en ville la limitation est à 110km/h) d'autant plus que le nombre de panneaux indicateurs est réduit à son strict minimum. Un vrai cauchemar même pour nous parisiens qui sonmmes déjà habitués aux sournoiseries les plus viles sur le périph' aux heures de pointe. Ceci dit, ce matin je touche du bois car vacances de Noël faisant, la route ou les transports en communs sont calmes.
Bref, le week end fut agréable même si de l'autre côté des Ardennes on n'est pas épargné par la finale de la Star Academy qui a donné le sacre à une étoile plus talentueuse que Natasha St Pierre (haha), phénomène compensé hier soir par l'éléction de Miss Belgique, la version édulcorée du show français sans la torride Geneviève de Fontenay et son caniche Xavier.
Les soirées à Bruxelles sont toujours aussi agréables, la vie nocturne est riche compte tenu de la taille humaine de cette capitale qui reste d'ailleurs une référence en terme de clubbing et de sorties.
J'y enrichis mon vocabulaire à chaque visite désormais, quoique déjà addict d'un site communautaire belge on est jamais au bout de ses découvertes. Un week end qui fait du bien, pas loin, riche dépaysant.

16 décembre, 2005

Le resto d'entreprise

Il est un concept qui distingue la qualité de vie en entreprise : avoir une salle de pause lumineuse et accueillante, mais surtout pouvoir manger en un lieu agréable. Dans mon nouvel emploi, la cantine est assez similaire à un restaurant universitaire, en moins bon. C'est bruyant, et j'ai la joie d'être dans une entreprise où les employés se distinguent par leur association de couleurs vestimentaires digne de la tapisserie de l'ancienne maison de mes parents (ex : rose et kaki). Ce n'est pas un fait anodin puisque ces tentavives de révolution vestimentaire occupent une grande partie de nos conversations.

Je me suis délecté hier de voir l'euphorie pour l'annuel repas de Noël, repas amélioré (resservi ce midi) et onéreux qui rassemble à lui seul plus de monde que l'on imaginait travailler dans les locaux. J'ai envisagé (à juste titre) que certaines personnes devaient tenir un calendrier des différents repas de Noël des cantines de la capitale et de se programmer un mois de décembre de choc. Et pourtant c'est si fade et cher que pour le même prix je préfère aller au resto. Ce que j'ai fait d'ailleurs malgré que mon collègue frole l'accident cérébral quand il a réalisé qu'il allait louper le repas dont il nous parlait depuis 15 jours, avec récitation du menu.
Stages à la dérive

J'ai eu l'occasion au cours de ma scolarité universitaire de faire de nombreux stages qui m'ont indéniablement ouvert en plus grand les portes de la vie professionnelle. Je n'ai pas à me plaindre personnellement de ce système car j'ai pu mettre de bonnes références sur mon CV et j'ai systématiquement été payé.
Ce n'est pas toujours aussi rose : en dehors des grands groupes où les politiques rémuneratives sont standards, on retrouve des stagiaires BAC+5 forfaitairement... bénévoles !
Au delà de ces aspects "bassement" financier (c'est bien connu les étudiants roulent sur l'or), on rencontre deux typologies de stages.
D'une part les stages "glande" pour lesquels il se peut qu'une mission fictive et prometteuse ne voient jamais le jour pendant la période faute de temps. Avec bien sur la promesse hebdomadaire que la situation se débloquera la semaine suivante. Le stage piston permet aussi de trouver un stage glande dans la pure tradition troyenne (ndlr. la tradition troyenne fera l'objet d'un post pour les non initiés), puisque la mission est confiée dans un but purement altruiste et sans engagement (ni de mission, ni de réumnération).
Il existe des stages glande payés et même bien payés. Il faut juste s'assurer qu'un accès internet est disponible dans l'entreprise, condition sine qua non à son bon déroulement (et à la rédaction d'un rapport bidon).
La seconde typologie est ailleurs le stage "presse citron". Ce sont à l'inverse des stages où les petits nouveaux connaissent davantage de pression que les employés fixes, des responsabilités et surtout un monde où les 35h correspondent à un mi temps. C'est certes formateur. On retrouve parfois dans ce schéma des services constitué à 70% de stagiaires et où les collaborateurs réels de l'entreprise n'ont plus que la fonction de tuteurs de stage (et de recherche d'autres stagiaires).

Les universités ferment les yeux et jouent le jeu des abus. Il faut savoir qu'une université est payée en fonction du nombre de ses inscrits. Et que beaucoup de jeunes diplômés de nos facultés peinent à trouver un premier job faute d'expérience. Qu'à cela ne tienne, les établissements publics parisiens proposent tacitement d'offrir une place dans les filière délaissées (Master de Slovène, PhD d'Ouzbek ancien) en échange d'une convention de stage d'un an. Comme ça tout le monde y trouve son compte, surtout le stagiaire très diplomé qui au mieux touchera le SMIC (mais qui heureusement ne sera pas contraint d'apprendre l'Ouzbek).

15 décembre, 2005

Le mystère Zara

Il existe une énigme que mon équipe de rédaction n'a pas résolu sur le profil des vendeurs(euses) des magasins Zara. Un mystère aussi grand que celui qui fait que le Prince Charles a trompé Diana avec le charmant brushing de Camilla, ou que les pots de Nutella ne soit toujours pas équipés d'une ouverture facile.
Vous avez surement remarqué que tous les magasins Zara se ressemblent à l'identique et surtout que tout son personnel semble toujours être le clone que celui présent lors de votre précédente visite. Les vendeurs "homme" (qui s'occupent généralement de la confection masculine) sont généralement grands et bruns, au look Zara branché chic, cheveux gominés et un peu long derrière. Une espèce unique.


J'ai fait le test dans une douzaine de magasins à Paris et en province et le constat est le même partout, il s'agit de clones! A cet état de fait on peut trouver plusieurs explications :
1/ Soit il existe véritablement des expérimentations sur le clonage humain et je m'en remets au grand conseil de l'éthique (dirigé par moi) pour crier au scandale.
2/ Soit le gouvernement espagnol a tellement honte que tout son peuple se balade en jogging dans les bars, les universités, les centres commerciaux (...) si bien qu'il a imposé un code physique qui diffuse une image plus trendy du jeune ibérique.
3/ Il existe un coup monté à mon égard et une branche d'agents me suivent, certains que ma naïveté ne me fera pas remarquer que les mêmes vendeurs sont partout.

Une suggestion??
Expliquez moi (avec des mots simples)

Hier soir, alors que j'avais l'intention de regarder l'excellente série "Six feet under" (on en reparlera) je suis tombé sur "Ca se discute" qui faisait un bilan de 5 années de TV réalité en France. Loana en maîtresse de cérémonie était époustouflante. Toutes les pétasses que je n'avais jamais vu auparavant aussi. Mais bon comme tout le monde j'avais regardé le Loft 1, absorbé par leur inactivité fulgurante.
Attachée à faire une synthèse constructive, l'émission s'est heurté à plusieurs difficultés : le direct, Loana qui ne peut rester plus de quatre minutes sans regarder ses seins et surtout les questions idiotes des téléspectateurs soigneusement sélectionnés par une experte. Parmi elles :
"Y avait il de la drogue sur l'île de la Tentation ?"
"Kenza, avez vous eu une amourette dans le Loft ?"
"Michal, Elodie vous a-t'elle donné les 500k€ qu'elle vous avait promis?"
On voit donc le niveau et surtout les qualifications exemplaires de l'équipe qui a choisi les interlocuteurs les plus pertinents parmi les milliers d'appels enregistrés.

Expliquez moi aussi comment Loana peut générer autant de pognon 5 ans après sa sortie avec ligne de vêtements, chanson, calendrier et j'en passe. Des fois, j'hallucine.

14 décembre, 2005

Les rêves de gosse

Alors que j'avais à peine 5 ans, je prenais déjà position sur de nombreux sujets. Sur le plan professionnel, et après une hésitation à devenir ministre, je pris la décision de devenir steward. Je trouvais (et trouve toujours) très discriminant d'être contraint une adhésion politique pour exercer un métier. Par voie de conséquence, je n'aurais pas pu être non plus prof d'histoire, et ce pour les mêmes raisons.
Bref steward c'était la classe, l'uniforme, les voyages : un vrai fantasme. Les années sont passées, les conseillers d'orientation aussi avec leurs fiches métiers et leurs discours déroutants. Je retournais ma veste scolaire régulièrement mais le souhait de la consécration en steward était intact. Et puis à 20 ans j'ai eu l'occasion inespérée de réaliser mon rêve : certes sur une durée relativement courte, pas d'escales, des emmerdeurs, des plafonds trop bas, de la bouffe dégueulasse. Mais aussi des passagers et passagères aux envies émoussées par l'uniforme ! Gare à vous d'imaginer des moments torrides, Livio a une conscience professionnelle !
Et puis je me suis égaré loin du ciel...

Quand j'avais 5 ans je voulais aussi écrire un bouquin. D'enfance en adolescence, j'ai griffonné des dos d'enveloppes qui souvent ont jaunis ou se sont perdus dans les déménagements. Des bribes d'idées, des anecdotes, des paragraphes. A 20 ans j'ai finalement décidé de commencer à tout synthétiser, j'ai rédigé une soixantaine de pages sur un type confus baignant dans des histoires confuses... Et puis je me suis égaré loin de la plume, las de cette confusion chronique.