le blog de Livio

27 janvier, 2006

Putéolien engagé !

Malgré le froid polaire qui pique les doigts et nous fait rêver de feux de cheminées à la montagne, certains ne lâchent pas de lest. C'est par hasard lors d'une de mes errances sur la toile que j'ai atterri sur le site de Christophe Grebert, fondateur et animateur du blog Monputeaux.com
Puteaux, ville de la banlieue ouest proche de Paris est une mairie riche et privilégiée du fait que la zone d'activité de La Défense soit située en grande partie sur son territoire. Puteaux se veut une ville de standing qui construit des "palais" à profusion et à qui l'émission "combien ça coûte" pourrait dédier une émission complète. La vie politique de la ville tient parfois presque du gag puisqu'une seule famille en est à la tête depuis de nombreuses années, laissant éclater scandales et règlements de comptes dignes des plus mauvais soap operas.

Sur son blog, Christophe Grébert est engagé : il ne manque pas de piquant quant aux orientations sociales (faiblardes) putéoliennes si bien qu'il est entré dans le colimateur de la municipalité. Attaqué pour diffamation, son procès débutera le 3 février prochain. En tant que visiteur régulier du site mis en cause, je regrette que son action pour participer à la construction d'une ville où il fait bon vivre soit interprétée de cette manière. Le ton est sec mais son analyse est construite et aboutie, à se demander si c'est pas le monde à l'envers que cette distinction citoyenne soit un crime !
Six pieds... à creuser!

De façon moins anecdotique qu'à mon habitude, je voudrais recommander (et même davantage mais les mots me manquent) la série "Six feet under". Six feet, c'est cinq saisons de scénarios et de personnages savamment travaillés, un humour cinglant et une créativité qui ne s'est pas essoufflée.

Dans un univers funéraire qui constitue le coeur de l'histoire, une famille confronte ses névroses et les personnalités affirmés de ses membres sur une toile de fond humoristique, cynique et parfois dramatique. Son réalisateur, Alan Ball (à qui on doit également "American Beauty") propose donc un schéma hors norme laissant libre cours à ses fantasmes et à son imagination.

Le casting est lui aussi irréprochable. Frances Conroy (Ruth) en est l'illustration la plus aboutie, mère de famille pleine de contradiction et de rêves inachevés.

Un régal.

20 janvier, 2006

Doux songes

L'onirisme m'a toujours passionné : c'est pour moi l'expression la plus extrême de l'imagination, une source intarissable d'idées farfelues. Je me régale du moment de la journée où le rêve de la nuit précédente me revient en un éclair, me rappelant un plat de spaghettis d'émotions et d'images.

Généralement, les thématiques sont cycliques. J'ai mis mes délires nombrilistes de gloire dans un album en sépia et j'ai enchaîné deux nuitées sur des sujets animaliers. Pourtant mes horaires de coucher ne m'ont pas permis de suivre "Les lions du seren gueti" ou témoignages de chasse depuis longtemps.

J'ai commencé mercredi par l'élevage d'une fourmi dans un vivarium. Manquant cruellement de temps pour partager équitablement mon amour à une fourimilère entière, j'avais subconsciemment décidé de me dédier corps et âme à l'une d'entre elle. Chaque jour son repas se donnait grâce à un compte goutte que j'avais du sortir du chapeau. Les échanges animées avec l'insecte ne m'ont pas laissé davatange de souvenirs impérissables...
La nuit suivante, j'ai visité une étrange animalerie où la liste des occupants n'est visible que sur de grandes images panoramiques, sur les mêmes présentoirs que ceux des affiches de cinéma sur charnière. Une fois l'animal choisi (en l'occurence une gerboise couleur sable) un étrange mécanisme électronique transforme des boulettes de viandes (les mêmes quà la cafétaria) en un petit mammifère. A mon grand regret, j'ai confondu les copeau de bois servant de litière à mon rongeur avec son repas du soir, incitant l'animal à dévorer la totalité dans une voracité qui lui détruit l'estomac.

Ce soir, peut être qu'un écureuil à deux têtes viendra me réclamer des cacahuètes.

16 janvier, 2006

L'expérience interdite

Il faut faire preuve d'esprit d'aventure et de goût du risque : prendre les transports parisiens chaque matin et se faire incendier par une mamie qui s'obstine à voyager aux heures d'affluence, régler une altercation avec les agents RATP qui trouvent "inadmissible" que d'insérer son badge professionnel dans l'étui réservé au badge de transport, ou écouter le discours ininterrompu de la vendeuse de carte de voeux entre Auber et Opera qui nous harcèle chaque matin depuis un mois (surtout quand les tapis roulant sont en panne) ...

J'ai l'impression que je parle toujours de mes aventures dans les transports publics mais pour une fois je me retiendrai. J'ai cherché l'aventure autre part... Après une préchauffe samedi à IKEA un premier week end de soldes, à la recherche du canapé bradé inexistant parmi la foule en délire, j'ai décidé dimanche de mettre le cap vers Troyes avec des amis pour les affaires des magasins d'usines.

Premier constat, on est toujours en premier week end de soldes donc par pur masochisme j'ai enchaîné deux journées effrénées au cours d'un marathon acheteur de 48h.
Deuxio, on s'est quand même roulé 400 bornes aller retour pour ne se taper sur place que des parisiens aussi bêtes que nous. Bah oui tous ces imbéciles se sont en plus donnés rendez vous sur l'A6 vers 20h.
Ensuite, il y a le fait d'aller à Troyes, dans l'Aube !! On aurait pu choisir une destination plus exotique, voir la mer, mais non on a choisi un trou dont le centre a une forme de bouchon de champagne.
Enfin on a déambulé de l'ouverture à la fermeture dans cette frénésie, où l'on ne trouve qu'un ersatz de ce que font les marques représentées. Oui Kenzo et Ralph Lauren ont aussi fait des chemises horribles et invendables quel que soit le logo apposé dessus. On peut être tenté de prendre deux tailles trop petit ou trop grand histoire de faire une affaire. Ou trouver un superbe jean soldé à -50% qui reste au final à plus de 150 euros alors qu'en règle général on aurait pas dépensé plus de 40 euros pour ce stupide morceau d'étoffe.

Tout ça pour dire que malgré tout je suis pas un imbécile, non. J'ai fait ce voyage initiatique dans une perspective de découverte sociologique uniquement et dans un intérêt pédagogique.
Même si je me suis délesté de 180 euros ! (hum!)

12 janvier, 2006

L'étrange fantôme du canal St Martin

Il existe une force paranormale qui sème la terreur sur le Xème arrondissement de Paris. Une entité méconnue qui aurait fait le bonheur de Jacques Pradel dans son émission Mystères.
Ce matin je suis arrivé, après une nuit de sommeil profond, ouvrant les différents sas de mon entreprise avec mon badge magique que j'ai groupé dans la pochette de mon pass Navigo.

Après avoir ouvert l'accès à mon étage, j'ai parcouru quelques mètres jusqu'à mon bureau. J'ai été salué mes collègues du bureau voisin. A mon retour, après une crise nevrotique de rangement j'ai voulu localiser les dits-badges mais en cinq minutes, les sésames avaient disparus. A partir de là se sont engagés des recherches effrénées, armés de lampe torche et de scanners à ultrasons mon collègue et moi avons retourné le bureau, ma veste ma sacoche, l'étage...
Mais RIEN!

Le fantôme du canal St Martin a donc trouvé refuges dans nos vetustes bâtiments, alors qu'à côté on trouve des lofts rénovés de 200m².

To be continued (favorablement j'espère !)

11 janvier, 2006

Nouvelle émeute

Ce matin l'heure est grave. Etoffes déchirées en lambeaux sur la chaussée. Touffes de cheveux arrachés baignant dans le caniveau du boulevard Haussmann. Des cris, des pleurs, des agents de sécurité intérimaires par dizaine.
Tout le monde ne parle que de ça depuis ce matin, la nouvelle a fait l'effet d'une bombe. De nombreux attroupements sont déjà reportés surs les Grands Boulevards, autour des Halles et de Montparnasse. Certains collègues ont même pris leur journée. Ce soir, j'en suis sûr, d'autres ne feront pas de vieux os.

Toute la nuit, les commerces sont restés ouverts se préparant à l'émeute. 11 janvier 2006 : les soldes ont commencé...

10 janvier, 2006

Le monde est petit !

Ce matin j'attendais patiemment une rame de la ligne 7 pour me conduire vers les sentiers du travail comme 5 fois chaque semaine, plongé dans un Live de Garbage et dans un étrange roman japonais. En surveillant l'échéance de mon voyage sur les panneaux lumineux, j'ai croisé le regard familier d'une jeune fille sans pouvoir immédiatement remettre son visage.
La pauvre demoiselle, qui vraisemblablement a remarqué mes yeux trainant dans la station mais sans signe de reconnaissance m'a jeté ce regard froid qu'on trouve souvent dans les couloirs parisiens.
Après une séance d'auto-hypnose express, et régression dans les cinq dernières années, je me suis souvenu : j'ai rencontré cette fille à 10000 km de paname, alors que je résidais temporairement à la Réunion. On ne s'est vu qu'une journée autour des eaux glacées du cirque de Salazie (pour les connaisseurs), une amie d'amis qui nous avait rejoint lors d'un pique nique dominical au grand air. Elle m'a marqué par sa riche expérience pour son jeune âge et c'est pourquoi je n'avais pas oublié son visage : professeur à mi temps annualisé, elle vit modestement pendant une moitié d'année et parcourt le monde les 6 autres mois. Parmi les destinations retenues, elle a déjà traversée la Cordilière des Andes à dos d'âne et de lama, baroudé dans le Triangle d'Or, et médité sur les pistes de Madagascar.

Avant mon amerissage sur les quais du canal St Martin, je l'ai finalement interpellé, me présentant maladroitement mais transformant ses yeux froids en sourire. Je ne m'étais pas trompé effectivement, même si je ne connais toujours pas son prénom.
Sur le point de débuter la "bonne" moitié de son année, mon inconnue était en transit dans la capitale avant de s'envoler samedi vers le Brésil ou de nouvelles aventures l'attendent.

Bon voyage et qui sait, nous nous recroiseront peut-être une caïpirinha à la main à Rio !

05 janvier, 2006

Avoir la classe (ou pas)...

J'ai essayé d'établir une liste d'éléments non exhaustifs qui contribuent à augmenter le capital classe. Je me suis efforcé de pouvoir remplir chacun des items (dans la stricte vérité objective).

1/ Avoir un compte en Suisse ou aux iles Caïman. J'ai un compte sur le territoire helvétique avec la somme de 0,78 CHF dessus, soit environ 50 cents d'euros.

2/ Préférer gagner à euromillions qu'à Tac o Tac TV (beh oui si je meurs demain je m'en fous de gagner 3000 euros par mois à vie)

3/ Avoir déjà fait bloquer sa rue par une équipe de CRS ou de pompiers. Enfin ça m'est arrivé la semaine dernière où les pompiers de Paris ont coupé totalement la circulation de ma rue avec la grande échelle pour pouvoir venir donner des coups de hache à ma fenêtre de cuisine.

4/ Avoir déjà fait ses courses par internet. J'admets je l'ai jamais fait mais c'est en projet !

5/ Avoir un mot anglais dans sa fonction professionnelle. Je suis passé de product manager à project manager, et il faut voir les heures de glande que je manage !

6/ Connaître un people. J'ai déjà pris l'apéro avec Patxi de la Star Ac'. Sinon ma cousine présente la météo sur France 3.

7/ Etre abonné à un musée. Ouf j'ai le pass du centre Pompidou !

à suivre !