le blog de Livio

20 janvier, 2006

Doux songes

L'onirisme m'a toujours passionné : c'est pour moi l'expression la plus extrême de l'imagination, une source intarissable d'idées farfelues. Je me régale du moment de la journée où le rêve de la nuit précédente me revient en un éclair, me rappelant un plat de spaghettis d'émotions et d'images.

Généralement, les thématiques sont cycliques. J'ai mis mes délires nombrilistes de gloire dans un album en sépia et j'ai enchaîné deux nuitées sur des sujets animaliers. Pourtant mes horaires de coucher ne m'ont pas permis de suivre "Les lions du seren gueti" ou témoignages de chasse depuis longtemps.

J'ai commencé mercredi par l'élevage d'une fourmi dans un vivarium. Manquant cruellement de temps pour partager équitablement mon amour à une fourimilère entière, j'avais subconsciemment décidé de me dédier corps et âme à l'une d'entre elle. Chaque jour son repas se donnait grâce à un compte goutte que j'avais du sortir du chapeau. Les échanges animées avec l'insecte ne m'ont pas laissé davatange de souvenirs impérissables...
La nuit suivante, j'ai visité une étrange animalerie où la liste des occupants n'est visible que sur de grandes images panoramiques, sur les mêmes présentoirs que ceux des affiches de cinéma sur charnière. Une fois l'animal choisi (en l'occurence une gerboise couleur sable) un étrange mécanisme électronique transforme des boulettes de viandes (les mêmes quà la cafétaria) en un petit mammifère. A mon grand regret, j'ai confondu les copeau de bois servant de litière à mon rongeur avec son repas du soir, incitant l'animal à dévorer la totalité dans une voracité qui lui détruit l'estomac.

Ce soir, peut être qu'un écureuil à deux têtes viendra me réclamer des cacahuètes.